On trouve le nom de Royère écrit sous différentes formes au fil des siècles : Rouaria monasteria en 631, Capellanus de Roheria au XIVe siècle, Roheria en 1399, Rohieria prope Peyracum en 1458, Parrochia de Royeria en 1488, Rouuère en 1554, puis Royère-près-Peyrat, Royère-près-Bourganeuf et enfin Royère-la-Montagne. C’était une cure relevant de l’ancien archiprêtré d’Aubusson. Son patron est saint Germain, évêque de Paris, dont la fête est célébrée le 28 mai. L’aquilaire de la cathédrale y nomma des curés en 1483, 1494, 1501 et 1633. Une communauté de prêtres, dont on retrouve des traces à Royère dès 1423, fut définitivement constituée par une bulle du pape Innocent VIII en 1491. Elle comptait dix membres en 1580, vingt et un en 1628, mais seulement trois ou quatre à la veille de la Révolution. Plusieurs familles avaient droit de sépulture dans l’église, notamment les Darfeuille, Dandaleix, Lharthe et Coutisson. Au Moyen Âge, la population fut durement frappée par la peste noire. Le bourg de Royère était alors groupé autour de deux châteaux. Le plus ancien, propriété du baron de Peyrat, s’élevait sur une butte ronde aujourd’hui plantée d’arbres, connue sous le nom de La Motte. Le second, appelé dans les anciens documents Tour de Royère, appartenait au seigneur d’Aubepeyre. Ce qu’il en restait fut acquis vers 1695 par Denis Faure.
Source : André Lecler dictionnaire de la Creuse, cc-bourganeuf-royeredevassiviere.fr, Claude Royère
Remerciements :
Raymond Rabeteau
Franck Arnoud
André Laroudie,
Jean Louis Bignaud
Gérard Morel
Christian Cotte
Marie Claude Reviron
Janine Pauty
Denis Boutillon
Odette Neyret
Jean Louis Vialatout