Une photographie datant des années 1970 montre le calvaire du domaine de Ransigeat, vraisemblablement érigé vers 1900 à la demande du propriétaire de la maison bourgeoise afin de commémorer le décès de deux enfants :
• Théophile Dupeyrix, décédé à l’âge de quinze ans le 26 avril 1891 ;
• Auguste Dupeyrix, décédé à l’âge de dix-sept ans le 7 octobre 1891.
Sur ce cliché apparaissent trois croix en fonte, dont les détails iconographiques demeurent difficiles à distinguer. Les deux croix latérales sont fichées dans des socles tronconiques, tandis que la haute croix centrale, portée par un socle pyramidal, présente sur son avers une niche abritant une statue de la Vierge. La table du monument, largement moulurée d’une doucine guimpée, repose sur deux colonnes rondes moulurées à leur base et à leur sommet. L’ensemble est établi sur un emmarchement de trois degrés. Ce calvaire se dressait à l’origine en bordure d’une ancienne voie romaine. À l’issue d’un procès ayant duré dix ans, il se trouve, en 2025, inclus dans une propriété privée. Le château de Ransigeat, aujourd’hui propriété privée, est attesté comme un ancien château d’origine médiévale, remanié puis reconstruit au XIXᵉ siècle. Des notices généalogiques et plusieurs armoriaux mentionnent la famille de Bosredon parmi les seigneurs de Ransigeat aux XVIIIᵉ et au début du XIXᵉ siècle. Des actes notariés ainsi que des contrats de mariage citent en effet Ransigeat comme l’un de leurs fiefs, confirmant leur implantation locale à cette époque. Le fronton du château porte la mention de sa reconstruction en 1882 par Félix et Amélie Dupeyrix-Lavétizon. Après la famille Dupeyrix, la propriété passa entre les mains du docteur Passenaud, puis aurait appartenu, selon certaines sources locales, à la famille Loubens de Verdalle. Cette succession correspondrait à une phase d’occupation prolongée et à plusieurs réfections aux XIXᵉ et XXᵉ siècles. Ces éléments, issus d’inventaires et de traditions locales, mériteraient toutefois d’être confirmés par les archives notariales et cadastrales. Le domaine de Ransigeat est situé au nord du bourg de Saint-Merd-la-Breuille, à proximité du tracé supposé d’une voie romaine secondaire reliant Giat à La Courtine.
Cet axe secondaire reliait les grands itinéraires de Limoges à Clermont à la région du plateau de Millevaches. La proximité immédiate de cette voie antique, suivant les hauteurs à l’ouest du bourg, explique sans doute le choix de l’implantation de Ransigeat, établi en léger surplomb sur un ancien point de passage.
Source : Mes Ballades, wikipedia.org, geneanet, Claude Royère