De cette croix, il ne subsiste aujourd’hui qu’une mortaise, située sur l’un des avant-becs de l’arche centrale. Elle a vraisemblablement été détruite à la Révolution. Ce pont médiéval, daté des XIVᵉ et XVᵉ siècles, mesure une quarantaine de mètres de long. Il se compose de trois travées : deux arches romanes en plein cintre (à l’ouest et au centre) et une arche légèrement brisée, d’inspiration gothique, à l’est. L’arche centrale, plus élevée que les autres, entraîne une brisure du tablier. Des becs triangulaires protègent chacune des piles. Élevés jusqu’à la chaussée, ils forment de petites gares d’évitement. Le parapet a été modifié à l’extrémité est par l’aménagement d’un escalier moderne menant à la berge. L’ouvrage a sans doute été fortifié, la ville étant autrefois défendue par des remparts, démolis avant la fin du XVIIIᵉ siècle. C’est par ce pont que Charles VII fit son entrée dans la ville après sa prise, celle-ci ayant soutenu le futur Louis XI, alors en révolte contre son père.
Source : wikipedia.org, Claude Royère